Ce que possède réellement un Canadien de 50 ans dans son CELI en 2026

Un niveau d’épargne moyen plus faible qu’on ne l’imagine

D’après les données les plus récentes de Statistique Canada publiées en 2025 (basées sur l’année de cotisation 2023), les Canadiens âgés de 50 à 54 ans détiennent en moyenne un CELI d’une valeur marchande d’environ 30 190 $. À première vue, ce montant peut sembler respectable, mais il devient nettement moins impressionnant lorsqu’on le met en perspective avec les besoins réels à la retraite.

Si cette somme était investie dans un certificat de placement garanti (CPG) rapportant 3 % par an, elle ne générerait qu’environ 906 $ de revenus annuels. Une telle somme reste insuffisante pour soutenir un niveau de vie confortable, surtout dans un contexte où l’inflation continue d’éroder le pouvoir d’achat.

Un potentiel largement inexploité dans le CELI

L’aspect le plus frappant ne réside pas seulement dans ce qui est investi, mais plutôt dans ce qui ne l’est pas. En moyenne, les Canadiens de cette tranche d’âge disposent encore d’un espace de cotisation inutilisé de 57 855 $. Cela représente une opportunité importante laissée de côté.

Avec un rendement modeste de 3 %, cet espace inutilisé pourrait produire environ 1 736 $ supplémentaires par an. En combinant les revenus du capital déjà investi et ceux du capital non utilisé, cela représente plus de 2 600 $ de revenus annuels potentiels à l’abri de l’impôt. Cette réalité met en évidence un problème majeur : ce n’est pas seulement le niveau d’investissement qui est en cause, mais surtout l’insuffisance d’utilisation des droits de cotisation disponibles.

Rattraper son retard reste possible

Malgré ce constat, il n’est pas trop tard pour agir. En 2026, le plafond annuel de cotisation au CELI est fixé à 7 000 $. Rapporté au quotidien, cela équivaut à environ 583 $ par mois ou 269 $ toutes les deux semaines. Présentées de cette manière, les cotisations deviennent plus accessibles et plus faciles à intégrer dans un budget, en particulier pour les personnes encore actives professionnellement.

Cette approche progressive permet de combler le retard au fil du temps, sans nécessiter d’effort financier insurmontable.

Pourquoi viser la croissance plutôt que la sécurité

Les placements sécuritaires comme les CPG offrent une stabilité appréciable, mais ils limitent fortement le potentiel de croissance à long terme. Pour les sommes qui ne seront pas utilisées avant plusieurs années, une stratégie orientée vers les actions peut s’avérer beaucoup plus efficace.

Les marchés financiers connaissent inévitablement des fluctuations. Des périodes comme la crise financière de 2008–2009 ou le choc économique lié à la pandémie de 2020 rappellent que les baisses sont inévitables. Toutefois, les investisseurs qui conservent leurs placements dans des entreprises solides sur le long terme sont généralement récompensés.

L’objectif n’est pas d’éviter toute volatilité, mais de choisir des entreprises capables de résister aux cycles économiques.

Trois actions canadiennes solides pour le long terme

Certaines entreprises canadiennes se distinguent par leur stabilité et leur capacité à générer des revenus durables.

Banque Royale du Canada est la plus grande banque du pays. Elle bénéficie d’activités diversifiées allant des services bancaires aux particuliers à la gestion de patrimoine et aux marchés financiers. Sa rentabilité constante et son historique de dividendes en font un pilier pour les investisseurs recherchant un revenu stable.

Fortis Inc., spécialisée dans les services publics réglementés, offre une grande prévisibilité grâce à des flux de trésorerie stables. Elle est particulièrement appréciée pour sa capacité à augmenter ses dividendes depuis plusieurs décennies, ce qui attire les investisseurs prudents.

Canadian Natural Resources représente quant à elle le secteur énergétique. L’entreprise se distingue par sa production à grande échelle, une gestion rigoureuse de ses investissements et une politique de redistribution attractive pour les actionnaires.

En combinant ces trois titres dans un portefeuille équilibré, les investisseurs peuvent viser un rendement moyen d’environ 3,3 %, tout en bénéficiant d’un bon équilibre entre croissance, revenu et résilience.

Conclusion

Le Canadien moyen de 50 ans accuse un retard dans l’utilisation de son CELI, mais la situation est loin d’être irréversible. Avec plus de 57 000 $ de droits de cotisation inutilisés et un plafond annuel accessible, il existe une réelle marge de progression. En adoptant une approche disciplinée, en cotisant régulièrement et en privilégiant des placements orientés vers la croissance plutôt que des produits trop conservateurs, il est possible d’améliorer significativement ses revenus futurs à l’abri de l’impôt. Le CELI reste un outil puissant, mais seulement s’il est pleinement exploité.

FAQ

Quel est le montant moyen détenu dans un CELI à 50 ans au Canada ?
Environ 30 190 $ selon les données les plus récentes disponibles.

Pourquoi ce montant est-il insuffisant pour la retraite ?
Parce qu’il génère peu de revenus passifs, surtout avec des placements à faible rendement comme les CPG.

Quel est le plafond de cotisation au CELI en 2026 ?
Le plafond annuel est de 7 000 $, ce qui permet de continuer à augmenter son épargne de façon progressive.

Est-il risqué d’investir en actions dans un CELI ?
Les actions comportent des fluctuations à court terme, mais elles offrent généralement un meilleur potentiel de croissance sur le long terme.

Combien de revenus supplémentaires peut-on générer en utilisant pleinement son CELI ?
Plus de 2 600 $ par an dans cet exemple, en combinant capital investi et droits inutilisés avec un rendement modeste.

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