Le Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) s’est imposé comme un outil clé pour la planification financière au Canada. Pourtant, chez les Canadiens âgés d’environ 55 ans, les écarts de soldes restent marqués. Cette situation s’explique en grande partie par l’histoire relativement récente du CELI, introduit en 2009, ainsi que par des réalités financières propres à cette tranche d’âge.
Un outil encore relativement jeune
Contrairement à d’autres véhicules de retraite qui bénéficient de plusieurs décennies de croissance, le CELI n’existe que depuis un peu plus de 15 ans. Cela signifie que les Canadiens actuellement dans la cinquantaine n’ont pas eu la même durée pour cotiser que les générations plus jeunes.
En parallèle, cette période de la vie correspond souvent à des obligations financières importantes : remboursement d’hypothèque, soutien aux enfants ou encore dépenses familiales élevées. Ces facteurs limitent naturellement la capacité d’épargne à long terme.
Les principaux facteurs qui influencent les cotisations
Deux éléments déterminent largement l’évolution d’un CELI : la fréquence des cotisations et les choix d’investissement.
- → Rabais alimentaire de 628 $ en avril 2026 : dates de paiement et conditions d’admissibilité au Canada
- → Mise à jour du crédit TPS 2026 : les Canadiens recevront cette semaine des paiements sous une nouvelle appellation
- → Nouvelle prestation canadienne pour l’épicerie et les essentiels en 2026 : paiements, montants et conditions
- → Vous atteignez 71 ans en 2026 : conversion REER en FERR et impact de la récupération de la SV
- → 3 actions canadiennes à considérer pour investir 7000 $ dans un CELI en 2026
- → Paiement du crédit TPS/TVH de 533 $ en avril 2026 : dates, conditions et montants expliqués
- → Remise d’épicerie de 628 $ au Canada en avril 2026 : montant, conditions et dates de paiement
Les Canadiens à revenu élevé ont généralement plus de marge pour cotiser régulièrement et investir dans des actifs à potentiel de croissance. À l’inverse, les ménages à revenu plus modeste utilisent souvent leur CELI comme un fonds d’urgence. Dans ce cas, les retraits fréquents réduisent l’effet cumulatif des intérêts composés.
Un autre point important concerne les droits de cotisation inutilisés. De nombreux Canadiens n’utilisent pas pleinement leur plafond, ce qui contribue à creuser l’écart entre le solde réel et le potentiel maximal du CELI.
CELI : compte d’épargne ou outil d’investissement ?
Beaucoup de détenteurs de CELI privilégient des placements sécuritaires comme les liquidités ou les certificats de placement garanti (CPG). Bien que ces options offrent une certaine stabilité, elles limitent fortement la croissance à long terme, surtout en période de faibles taux d’intérêt.
À l’inverse, considérer le CELI comme un compte d’investissement peut transformer son rendement. Les fonds négociés en bourse (FNB) à large marché ou les actions offrent historiquement de meilleurs résultats sur plusieurs décennies. Cette approche permet de tirer pleinement parti de la capitalisation à long terme.
Les investisseurs qui ont adopté une stratégie axée sur les actions dès les débuts du CELI affichent aujourd’hui des soldes nettement plus élevés que ceux qui sont restés sur des placements conservateurs.
Le portrait du CELI à 55 ans en 2026
Les données les plus récentes indiquent une progression des soldes de CELI avec l’âge. Les Canadiens dans la cinquantaine, souvent au sommet de leur carrière, affichent généralement les soldes médians les plus élevés.
Cependant, les chiffres révèlent un écart important entre le potentiel et la réalité. En 2026, le plafond cumulatif de cotisation au CELI atteint environ 117 000 dollars pour ceux qui étaient admissibles depuis le début. Pourtant, le solde moyen des Canadiens âgés d’environ 55 ans se situe autour de 33 000 dollars.
Cette différence souligne un important manque à gagner. Même des contributions modestes mais régulières peuvent faire une grande différence sur le long terme.
L’importance des choix d’investissement à long terme
La manière dont les fonds sont investis joue un rôle déterminant dans la croissance du CELI. Les placements en espèces ou en CPG offrent une croissance limitée, tandis que les marchés boursiers ont historiquement généré des rendements supérieurs sur le long terme.
Les investisseurs qui privilégient des stratégies diversifiées, notamment via des FNB à large indice, augmentent leurs chances d’obtenir une croissance significative sur plusieurs années.
Peut-on encore rattraper le retard après 55 ans ?
Bonne nouvelle pour les Canadiens approchant la retraite : il reste encore du temps pour améliorer la situation. Avec environ une décennie de cotisations restantes avant 65 ans, il est possible de réduire l’écart en adoptant une stratégie plus disciplinée et orientée vers la croissance.
Des contributions régulières combinées à des investissements adaptés peuvent considérablement améliorer le solde final du CELI.
Conclusion
Le CELI reste un outil puissant, mais son efficacité dépend largement de la manière dont il est utilisé. Chez les Canadiens de 55 ans, l’écart entre le potentiel maximal et le solde réel montre qu’il existe encore une grande marge d’amélioration. En privilégiant des cotisations régulières et des investissements orientés vers la croissance, il est possible d’optimiser significativement ce compte, même à l’approche de la retraite. Une meilleure compréhension du CELI et une stratégie adaptée peuvent transformer un simple compte d’épargne en un véritable levier financier.
FAQ
Quel est le plafond du CELI en 2026 ?
Le plafond cumulatif du CELI atteint environ 117 000 dollars pour les Canadiens admissibles depuis 2009.
Quel est le solde moyen d’un CELI à 55 ans ?
Le solde moyen tourne autour de 33 000 dollars, bien en dessous du potentiel maximal.
Pourquoi y a-t-il un écart aussi important ?
Les cotisations irrégulières, les retraits fréquents et les choix d’investissement conservateurs expliquent cet écart.
Le CELI est-il mieux utilisé comme compte d’épargne ou d’investissement ?
Pour maximiser la croissance, il est généralement plus efficace de l’utiliser comme un compte d’investissement.
Est-il trop tard pour améliorer son CELI après 50 ans ?
Non, il reste encore plusieurs années pour cotiser et bénéficier de la croissance composée.
